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  • : CGTFAPT-Comminges
  • CGTFAPT-Comminges
  • : Face à la privatisation de la Poste, il y a urgence de relancer une activité syndicale offensive dans les bureaux de poste du Comminges pour gagner sur nos revendications. Un débat riche et interactif est nécessaire, c'est le but de ce blog. Postières, postiers débattons ensemble sans tabou !
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  • Militants postiers syndiqués CGT du Comminges. Avec ce blog, nous avons voulu donner un moyen pratique d'informations profitant autant aux postiers qu'aux usagers.
Contact : cgtcomminges-poste@hotmail.fr
www.facebook.com/CgtCommingesposte
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Se syndiquer à la CGT.

Se syndiquer à la CGT c'est exprimer la volonté de ne pas rester isolé(e), d'être actreur(trice) de son avenir et de vouloir faire évoluer les choses dans le bon sens, l'Humain.

Se syndiquer à la CGT c'est dire non à la politique ultra-libérale actuelle ne visant que ses seuls profits, c'est défendre nos services publics, nos salaires, nos valeurs, travailler dans de meilleures conditions.

Se syndiquer à la CGT c'est obtenir un rapport de force afin d'inverser la tendance et faire respecter nos droits.

Vous avez décidé de vous syndiquer :

  • informez-vous auprès des militants CGT (pour le site de Saint-Gaudens et bureaux rattachés)
  • écrivez-nous si vous avez des questions (rubrique contact à gauche ou par mail à l'adresse : cgtcomminges-poste@hotmail.fr)
  • demandez le bulletin d'adhésion.

La grève, c'est quoi ?

 

 

6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 21:15
Laurent Richard ("Cash Investigation") : "Avec la loi Macron, informer devient un délit"

Exclusif puremedias.com/Médias le Mag. Laurent Richard, journaliste à "Cash Investigation", annonce une action commune de plusieurs journalistes et médias pour protester contre l'un des amendements de la loi Macron qui crée un "secret des affaires".

Laurent Richard, journaliste à "Cash Investigation".

Exclusif puremedias.com/Médias le mag. La loi Macron, actuellement débattue à l'Assemblée nationale, fait aussi des mécontents dans les rangs des journalistes. Car l'un des amendements crée un nouveau "secret des affaires" pour les entreprises qui prévoit de punir quiconque révèle sans autorisation toute information sensible. Laurent Richard, rédacteur en chef à "Cash Investigation" (Premières Lignes) sur France 2, prépare "une importante action" avec nombreux de ses confrères journalistes d'investigation. Il nous explique leur démarche.

puremedias.com/Médias le mag : La loi Macron sur la "transparence de la vie économique" prévoit de créer un "secret des affaires". En quoi met-elle en danger la liberté de la presse ?
Laurent Richard : L'amendement en question a été déposé en catimini, sans faire l'objet du moindre débat citoyen. On ne peut pas le tolérer, cela va à l'encontre d'une liberté publique fondamentale en France et dans le reste du monde, à savoir la liberté de la presse. Avec cet amendement, les journalistes vont se retrouver systématiquement devant un magistrat qui devra estimer s'il est strictement nécessaire de révéler un document ou une information en notre possession. C'est une nouvelle forme de censure.

"C'est une omerta qui est en train de s'organiser"

Quelles affaires n'auraient jamais pu voir le jour avec cet amendement ?
Le "secret des affaires" est strictement défini et unilatéralement par l'entreprise. Avec cette loi, la société n'aurait pas pu être informée du scandale du Mediator ou encore de l'affaire Karachi. Car les entreprises concernées auraient mis une pression considérable auprès des rédactions pour leur empêcher de diffuser ces informations. Par exemple, mon enquête sur les géants du tabac n'aurait jamais pu voir le jour. Je produisais un document de Philip Morris qui racontait la stratégie d'influence auprès des décideurs publics : ça relevait clairement de ce nouveau "secret des affaires", j'aurais pu être contraint par le juge de ne pas publier mon enquête ou payer des millions de dommages aux géants du tabac en cas de diffusion. C'est une omerta qui est en train de s'organiser.

Pourtant, François Hollande a récemment déclaré qu'il voulait renforcer la loi sur le secret des sources des journalistes !
Le gouvernement qu'il a nommé est précisément en train de faire le contraire. On attend une harmonisation des mesures prises.

Comment cet amendement a-t-il été proposé ?
L'amendement a été proposé par les députés de la majorité, mais il séduit les députés de l'opposition également. Nos députés ont été bien trop sensibles aux arguments des industriels. Les entreprises doivent bien sûr lutter contre l'espionnage industriel, on ne le remet pas en cause. Mais elles se sont fabriquées un amendement de toute pièce qui permettra une meilleure censure et empêchera tout reportage de les mettre en cause. Informer devient un délit, les journalistes comme leurs sources peuvent se retrouver en prison au nom de l'intérêt général.

"On prépare une importante action, une mobilisation très large de toute la profession"

Cet amendement menace aussi les lanceurs d'alertes.
Absolument. Tous ceux qui voudraient dénoncer un fait dont ils ont connaissance dans leur entreprise ne pourront plus le faire. S'ils le font, ils se retrouveront sous les verrous. C'est ultra-choquant. Tout ça se passe dans un contexte où des millions de Français sont sortis manifester pour défendre la liberté de la presse. Tous nos élus politiques étaient présents mais font exactement le contraire aujourd'hui, en catimini.

Avec vos confrères journalistes, vous préparez une action ?
Oui, on prépare une importante action, une mobilisation très large de toute la profession. Car nos élus, nos décideurs et l'opinion publique doivent être au courant de ce qui est en train de se tramer. Cet amendent peut nuire gravement à l'information éclairée du citoyen et tout le monde doit le savoir. Il est déjà difficile pour un journaliste de faire des reportages sur les industriels. Avec un tel amendement, notre métier consistera à reproduire des communiqués de presse.

A lire également sur puremedias.com

> Loi Macron : La disposition sur le "secret des affaires" devrait être supprimée

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