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Présentation

  • : CGTFAPT-Comminges
  • CGTFAPT-Comminges
  • : Face à la privatisation de la Poste, il y a urgence de relancer une activité syndicale offensive dans les bureaux de poste du Comminges pour gagner sur nos revendications. Un débat riche et interactif est nécessaire, c'est le but de ce blog. Postières, postiers débattons ensemble sans tabou !
  • Contact

  • Obi wan Kenobii - Desman - Rohann
  • Militants postiers syndiqués CGT du Comminges. Avec ce blog, nous avons voulu donner un moyen pratique d'informations profitant autant aux postiers qu'aux usagers.
Contact : cgtcomminges-poste@hotmail.fr
www.facebook.com/CgtCommingesposte
  • Militants postiers syndiqués CGT du Comminges. Avec ce blog, nous avons voulu donner un moyen pratique d'informations profitant autant aux postiers qu'aux usagers. Contact : cgtcomminges-poste@hotmail.fr www.facebook.com/CgtCommingesposte

Se syndiquer à la CGT.

Se syndiquer à la CGT c'est exprimer la volonté de ne pas rester isolé(e), d'être actreur(trice) de son avenir et de vouloir faire évoluer les choses dans le bon sens, l'Humain.

Se syndiquer à la CGT c'est dire non à la politique ultra-libérale actuelle ne visant que ses seuls profits, c'est défendre nos services publics, nos salaires, nos valeurs, travailler dans de meilleures conditions.

Se syndiquer à la CGT c'est obtenir un rapport de force afin d'inverser la tendance et faire respecter nos droits.

Vous avez décidé de vous syndiquer :

  • informez-vous auprès des militants CGT (pour le site de Saint-Gaudens et bureaux rattachés)
  • écrivez-nous si vous avez des questions (rubrique contact à gauche ou par mail à l'adresse : cgtcomminges-poste@hotmail.fr)
  • demandez le bulletin d'adhésion.

La grève, c'est quoi ?

 

 

Le délégué syndical

https://youtu.be/s4ADdV-HxIw

22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 21:29
Mouvement de la jeunesse, une lutte perpétuelle pour nos droits

La grogne, la rage des jeunes contre l'indifférence des dirigeants

Il y a 48 ans une bande d’étudiants de Nanterre, anarchistes, trotskystes, situationnistes, et sans-étiquettes, mobilisés contre la guerre américaine au Vietnam, déclenche un mouvement qui aboutira par effet de boule de neige à l’accélération de l’Histoire qu’est Mai 1968.

Léo Serge

L’histoire du Mouvement du 22 mars commence deux jours plus tôt. Une manifestation est organisée par le comité Vietnam National « pour la victoire du peuple vietnamien contre l’impérialisme américain » sur le boulevard Saint-Michel, après le déclenchement de l’offensive du Têt par la résistance vietnamienne. Plusieurs centaines d’étudiants, notamment de Nanterre, y participent. L’agence américaine d’American Express voit sa vitrine brisée. Les forces de répression en profitent pour arrêter six étudiants, dont le chef du service d’ordre de la Jeunesse Communiste Révolutionnaire (organisation trotskyste ancêtre de la LCR) et le secrétaire du comité Vietnam National.

Le surlendemain, une assemblée générale étudiante, à Nanterre, constitue un mouvement de soutien, baptisé « Mouvement du 22 mars ». Les participants occupent le dernier étage du bâtiment administratif de l’université. Les cent cinquante votants de l’AG appellent à une journée de débat pour le 29 par un tract distribué dans la faculté. Le doyen de l’université décide alors de suspendre les cours, sans pour autant pouvoir empêcher les débats. A partir de ce moment, le mouvement fait tache d’huile en région parisienne et au-delà.

La mobilisation s’étend d’abord à la Sorbonne et rompt son isolement. En effet, un meeting se tient dans la Sorbonne occupée et des commissions se créent. L’idée du boycott des examens se propage. Le 3 mai, un meeting est organisé à la Sorbonne mais la police intervient pour arrêter plus de 400 personnes. Cet événement permet une solidarité très large contre la répression, qui commence à déborder du milieu des étudiants de gauche, et même à se répandre dans la jeunesse et chez les travailleurs.

Une manifestation contre la répression et la libération de tous, étudiants et travailleurs, est organisée. Malgré les tentatives de l’UNEF pour contrôler le mouvement, la lutte s’amplifie et se radicalise. Du 10 au 11 mai, c’est la nuit des barricades, qui sont construites comme un réflexe, où étudiants, travailleurs et habitants du quartier se solidarisent dans la rue. Ensuite, des occupations d’usines permettent de propager le mouvement au sein de la classe ouvrière. A partir de la répression des milieux étudiants politisés d’extrême-gauche se déclenche une vague de luttes sociales d’ampleur européenne.

De mai 1968, cinquante ans de contre-offensive réactionnaire veulent laisser l’image de la « chienlit », du désordre, et de la décadence des « vraies valeurs ». En réalité ce fut un mouvement de lutte exceptionnelle de la jeunesse et des salariés qui posa la question « que faire de nos vies et de notre société ? » Le pouvoir de la bourgeoisie vacilla. Comme le reprenait Coluche, qui en 1968 était hébergé par Moustaki, « ce n’est qu’un combat, continuons le début ».

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