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  • : Face à la privatisation de la Poste, il y a urgence de relancer une activité syndicale offensive dans les bureaux de poste du Comminges pour gagner sur nos revendications. Un débat riche et interactif est nécessaire, c'est le but de ce blog. Postières, postiers débattons ensemble sans tabou !
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  • Militants postiers syndiqués CGT du Comminges. Avec ce blog, nous avons voulu donner un moyen pratique d'informations profitant autant aux postiers qu'aux usagers.
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Se syndiquer à la CGT.

Se syndiquer à la CGT c'est exprimer la volonté de ne pas rester isolé(e), d'être actreur(trice) de son avenir et de vouloir faire évoluer les choses dans le bon sens, l'Humain.

Se syndiquer à la CGT c'est dire non à la politique ultra-libérale actuelle ne visant que ses seuls profits, c'est défendre nos services publics, nos salaires, nos valeurs, travailler dans de meilleures conditions.

Se syndiquer à la CGT c'est obtenir un rapport de force afin d'inverser la tendance et faire respecter nos droits.

Vous avez décidé de vous syndiquer :

  • informez-vous auprès des militants CGT (pour le site de Saint-Gaudens et bureaux rattachés)
  • écrivez-nous si vous avez des questions (rubrique contact à gauche ou par mail à l'adresse : cgtcomminges-poste@hotmail.fr)
  • demandez le bulletin d'adhésion.

La grève, c'est quoi ?

 

 

8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 18:54
Poste : le conflit se durcit

Publié le 08/06/2015 à 08:02

Société

Après quatre jours de grève, la mobilisation au sein de la Poste se renforce. «Nous comptons 74 % de grévistes à Saint-Gaudens» constate Gilles Fourment, responsable de la section locale CGT-FAPT. Mais au-delà de Saint-Gaudens, dans de nombreux bureaux de poste du Comminges commencent à naître des appels au soutien des grévistes de Saint-Gaudens, mais aussi des revendications propres visant à conserver un service public de qualité. Venus de Luchon, d'Aspet, de Montréjeau et de Saint-Béat, des postiers ont participé au rassemblement qui s'est déroulé samedi matin à la Poste de Saint-Gaudens. «La poste de Saint-Béat est fermée aujourd'hui samedi, avec 100 % de grévistes» souligne Gilles Fourment. Tout au long de la matinée, des usagers ont également signé la pétition lancée par la CGT-FAPT du Comminges pour défendre les emplois et au-delà le maintien de ce service public. Le maire, Jean-Yves Duclos, est venu à la rencontre des grévistes. Pour le syndicat Solidaires SUDPTT Comminges, «accepter la diminution des emplois à la poste c'est contribuer à l'augmentation du chômage et de la crise sociale que connaît le Comminges». Le mouvement est donc reconduit pour une durée illimitée, «dans l'attente d'une proposition décente de la direction».

La Dépêche du Midi

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 19:31

Ce dimanche 11 janvier 2015, CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FSU, UNSA et Solidaires ont appelé le monde du travail ainsi que tous les citoyennes et citoyens à se joindre à toutes les initiatives et manifestations organisées ce weekend partout en France dont la marche silencieuse à Paris. Partout dans le pays, les militants, les syndiqués CGT se sont joints aux hommages rendus aux victimes assassinées dans l’attentat contre Charlie Hebdo et lors de la prise d’otages de la Porte de Vincennes.

République 11 janvier 2015

Nous publions ci-dessous le dernier strip dessiné par Charb pour Ensemble, le mensuel aux syndiqués de la CGT à paraître en février. Charb, qui compte parmi les dessinateurs assassinés avec Wolinski, Tignous et Cabu, collaborait aussi avec notre presse CGT.


Ci-dessous, le dernier dessin de Charb pour Options, le journal de la CGT cadres, l’Ugict-CGT, livré la veille de son assassinat.


- Dans leur appel commun du 8 janvier, « les organisations syndicales françaises s’unissent et se joignent au mouvement citoyen et républicain pour exprimer leur émotion et leur indignation après l’attentat terroriste perpétré contre le journal Charlie Hebdo et face à tous les actes de violences et d’intolérance. »
- Voir la dépêche « Solidarité Charlie hebdo - Appel intersyndical pour une véritable liberté de l’information ».
- Voir la dépêche « Solidarité Charlie hebdo - Initiatives de la CGT et de la NVO en hommage et en soutien à Charlie Hebdo ».

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 13:25

Avec ça, les gens écrieront encore plus c'est sûr ! ... Continuez à saborder le navire, n'oubliez pas vos parachutes dorés chers décideurs, nous ce n'est pas bien grave, on est habitué à avoir mal :) !

La Poste va tenter de compenser la baisse de son activité en augmentant de 7 % le prix des timbres. Historique.

Photo d'illustration. Photo d'illustration. © GILE MICHEL / SIPA

Source AFP

La Poste va augmenter le prix de ses timbres de 7 % en moyenne au 1er janvier prochain, soit la hausse la plus importante de son histoire, destinée à compenser la baisse de l'activité, au risque d'aggraver la situation. "Il n'y avait pas eu de hausse de cette ampleur, dans l'histoire moderne en tout cas, mais c'est pour répondre à une situation tout à fait particulière", a expliqué Nicolas Routier, directeur général de la branche Services-Courrier-Colis du groupe. "La lettre prioritaire à timbre rouge passe de 0,66 à 0,76 euro, et la lettre verte à timbre vert passe de 0,61 à 0,68 euro", a-t-il détaillé.

Parallèlement à la hausse de 7 % des tarifs du courrier, les colis enregistreront pour leur part dans trois mois une hausse de 1 % de leurs tarifs en moyenne. Le patron du courrier relativise l'impact pour les ménages français dont le budget annuel en produits postaux s'élève en moyenne à 46 euros : "Compte tenu de l'évolution des volumes et des tarifs, il va augmenter de moins de quatre euros", assure-t-il. Pour Nicolas Routier, cette hausse est nécessaire, car elle s'inscrit dans "une stratégie de maintien d'un service universel très étendu et d'un haut niveau de qualité en conformité avec notre plan pour l'horizon 2020".

Chute du nombre de plis

Le groupe La Poste est en effet confronté depuis plusieurs années à une chute très importante du nombre des plis adressés. "Là où nous étions encore à 18 milliards de plis en 2008, nous serons à 13 milliards en 2015 et tout indique que nous atteindrons 9 milliards dans six ans", précise le patron du courrier. Cette hausse à l'ampleur inédite était attendue après le feu vert délivré le 22 juillet par l'Autorité des télécoms, l'Arcep, à La Poste l'autorisant à augmenter ses tarifs de 5,2 % en moyenne par an pendant quatre ans, en prenant en compte un taux moyen d'inflation de 1,7 % sur la période. Compte tenu des difficultés de l'entreprise, l'Arcep lui avait également permis d'utiliser dès le 1er janvier 2015 jusqu'à 50 % de l'enveloppe globale prévue sur l'ensemble des quatre années.

La Poste en a "utilisé environ 40 %, ce qui veut dire aussi que cette hausse n'est pas destinée à être reproduite dans son ampleur", a souligné Nicolas Routier. "On a voulu faire un ajustement important cette année parce qu'il y avait une situation de nécessité de rétablir notre modèle économique et de pouvoir continuer à investir", a-t-il admis. Les tarifs du courrier avaient augmenté en moyenne de 2,8 % au 1er janvier 2013 et de 3 % au 1er janvier 2014. D'autres pays européens ont déjà procédé à des hausses importantes : 46 % au Royaume-Uni, 53 % au Danemark et 35 % aux Pays-Bas, à une période où la hausse en France s'est limitée à 12 %, à 9 % en Allemagne, 5 % en Espagne et 8 % en Belgique.

Effet pervers

Selon plusieurs responsables syndicaux, La Poste court le risque d'aggraver sa situation en procédant à une telle hausse. Pour Bernard Dupin (CGT), "c'est une très forte augmentation, à ajouter à celles qui ont déjà eu lieu, et cela peut avoir l'effet pervers de faire diminuer encore plus le volume du courrier". "L'État se désengage comme jamais sur les quatre missions de service public qu'il demande à La Poste d'assurer", ajoute-t-il, déplorant le fait que "ce sont toujours les mêmes qui vont payer, c'est-à-dire les usagers".

Selon Régis Blanchot (SUD), "il y a le risque de vivre ce qu'a connu la poste américaine, car, en augmentant comme ça les tarifs de façon aussi brutale, on incite les clients à la dématérialisation et à se détourner du courrier pour d'autres formes de communication". Les effectifs de La Poste ont diminué de 5 285 postes depuis janvier, soit plus que sur l'ensemble de 2013, l'entreprise ayant de plus en plus recours aux contrats à durée déterminée (CDD) parmi ses 234 000 salariés.

Le Point - Publié le 01/10/2014
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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 18:56

Les effectifs de La Poste sont en baisse constante depuis des années. En 2013, le taux de remplacement était d'environ un départ sur deux.

1 ministre sur 6 a un compte à la Banque Postale. (SIPA)  
1 ministre sur 6 a un compte à la Banque Postale. (SIPA)

Les effectifs de La Poste ont diminué de plus de 5.000 postes depuis janvier, soit davantage que sur l'ensemble de l'année 2013, a-t-on appris vendredi de source syndicale, l'entreprise invoquant des départs plus nombreux qu'habituellement et une concentration des recrutements au deuxième semestre.

Selon cette source, les comptes semestriels de La Poste qui doivent être présentés la semaine prochaine en conseil d'administration font état de la suppression de "5.285 postes" au premier semestre 2014 au sein de l'entreprise qui emploie quelque 240.000 personnes.

Pour l'ensemble de l'année 2013, le dernier bilan social faisait état de quelque 4.500 suppressions de postes (avec environ 5.300 recrutements et 9.500 départs).

Sollicitée par l'AFP, la direction de La Poste a indiqué que "deux raisons expliquaient cette donnée".

En premier lieu, le groupe invoque une augmentation des dispositifs de fin de carrière et des départs à la retraite, avec 1. 000 personnes en plus par rapport au premier semestre de l'année dernière (2.816 personnes au total). Les autres départs sont liés à des fins de période d'essai, des missions, des licenciements, etc.

Frein aux embauches

En outre, indique la Poste, "il y aura cette année une concentration plus forte de nos recrutements sur le second semestre" avec "2.800 recrutements en CDI prévus d'ici à la fin de l'année dans le respect absolu de notre engagement de 15.000 recrutements en CDI sur la période 2012-2014".

Les effectifs de La Poste sont en baisse constante depuis des années. En 2013, le taux de remplacement était d'environ un départ sur deux. Ce taux de remplacement était de deux sur trois en 2012 et de un sur deux en 2011.

En février, le président de La Poste Philippe Wahl avait prévenu que le groupe mettrait un coup de frein aux embauches en 2015. Mais il avait assuré qu'il respecterait les engagements pris par son prédécesseur Jean-Paul Bailly de "créer 5.000 emplois en 2012 , 2013 et 2014".

(avec AFP)

source : challenge.fr

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 08:55

Publié le 04/06/2014 à 03:50, Mis à jour le 04/06/2014 à 07:32

Service public

Les élus des trois communes, ici devant le bureau d'Oursbelille, vont organiser une votation citoyenne, le 7 juin, pour défendre leurs bureaux de poste respectifs./Photo Joël Boyé.

Les élus des trois communes, ici devant le bureau d'Oursbelille, vont organiser une votation citoyenne, le 7 juin, pour défendre leurs bureaux de poste respectifs./Photo Joël Boyé.


Les élus des communes d'Oursbelille, Bazet et Ibos protestent contre les aménagements d'horaires d'ouverture de leur bureau de poste qui va conduire, inévitablement, à une baisse de la fréquentation.

«Les dirigeants de La Poste ne veulent plus du service public qu'on a connu. Ils sont là pour faire de l'argent. Nous voulons combattre ça.» Voilà pourquoi les élus des communes d'Oursbelille, Bazet et Ibos ont fait front commun pour défendre leur bureau de poste menacé par un réaménagement de leurs horaires d'ouverture.

À Oursbelille, le maire Henri Fatta, dont le conseil municipal a voté une délibération en ce sens, est catégorique : «Nous tenons très fortement à notre bureau et nous avons tout fait pour le pérenniser. Nous avons toujours répondu aux demandes de La Poste». Il y a trois ans, l'établissement avait déjà subi une coupe franche dans ses horaires d'ouverture, passant de 32 heures à 18, entraînant une baisse logique du trafic de 13 % en trois ans. «Ce sont les responsables de La Poste qui ont organisé cette diminution et qui s'appuient là-dessus pour justifier la réorganisation. Alors que le public s'était habitué à l'ouverture tous les matins, on veut rassembler ces 18 heures du mardi au jeudi, en supprimant les ouvertures les lundis, vendredis et samedis, c'est-à-dire les jours où les usagers peuvent utiliser le plus facilement ces services publics. C'est l'avant-dernière étape avant la mort du bureau de poste. C'est lamentable d'en arriver à une telle casse du service public.»

Cette nouvelle organisation doit être mise en place dès le 1er juillet prochain, malgré l'opposition des conseils municipaux, à Oursbelille, mais aussi à Bazet et Ibos. Dans ces deux autres villages, le bureau de poste va désormais être fermé le samedi matin. «Sans compter les fermetures impromptues et non programmée, sans information ni justification, du fait du manque de personnel, appuie Jean Buron, le maire de Bazet. Il suffit d'aller à la poste le samedi pour se rendre compte que ces horaires sont adaptés et adoptés par les habitants de Bazet et des villages alentours.» à Ibos, un comité de défense de La Poste a vu le jour et a recueilli 1.300 signatures en témoignage de l'attachement des usagers pour leur bureau. «On veut fermer le samedi alors que nous sommes en croissance démographique et commerciale. On devrait être davantage sur un élargissement des horaires d'ouverture que sur une baisse. C'est simple, quelle que soit l'heure, on n'est jamais seul au bureau de poste», plaide Serge Almendro, le premier adjoint iboscéen. «Nous avions fait un sondage, en mars, où les 188 usagers contactés s'étaient tous opposés à la fermeture le samedi, détaille Philippe Barrière, le président du comité de défense. C'est le bureau le mieux noté. C'est une décision anachronique et qui va à l'encontre du trafic et de l'évolution démographique actuelle et à venir.» Dans un courrier, les responsables de La Poste recensent 8 points de contacts sur la zone de Tarbes-Pradeau, avec «des horaires disparates et non-adoptés aux modes de consommation». «En fait, il s'agit de transférer l'activité humaine vers l'informatique et les grands centres urbains», regrettant les élus.

Andy Barréjot

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 14:23

Une lettre ravive le débat sur la poste Les élus ont abordé le devenir incertain du bureau de poste. © Photo

Photo G. R.
Le Conseil municipal de Queyrac s'est réuni mercredi, sous la présidence de Véronique Chambaud, maire de la commune. Lors des questions diverses, un sujet épineux a été abordé : le devenir du bureau de poste. Ce sujet est venu à la suite de la lecture d'une lettre envoyée par le syndicat CGT girondin à toutes les municipalités rurales du département. Dans cette lettre, le syndicat pointe du doigt la multiplication des fermetures des bureaux de poste en milieu rural. Il tire également les conséquences de ces fermetures : suppression d'emplois, service à deux vitesses…  

Des propos qui concernent forcément la commune, puisque la menace de suppression du bureau a déjà circulé, même si elle a pour l'instant toujours été repoussée. Si elle était décidée, les élus devraient choisir entre deux formules pour remplacer le bureau actuellement géré par La Poste : l'agence postale communale, dont la gestion reviendrait à la municipalité ou le relais postal, pris en charge par les commerçants.

Un dialogue avec La Poste

Après la lecture de la lettre, une discussion entre les élus s'est ouverte. De l'avis des divers membres du Conseil, il a été décidé d'attendre la fin des élections européennes pour établir une correspondance. Aucune décision n'a été prise puisqu'aucune donnée officielle sur le devenir du bureau n'est connue à ce jour.

Frédéric Bonnet, conseiller municipal, a toutefois fait remarquer qu'il « serait plus utile d'ouvrir un dialogue avec La Poste. Cela fait deux ou trois ans qu'ils nous mettent une épée de Damoclès au-dessus de la tête… mais on ne sait toujours pas. Tout le monde est hostile aux fermetures des bureaux de poste ». À suivre, donc…

Georges Rigal

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 14:44

C’est dans le centre-courrier rattaché à ce bureau de poste qu’une factrice a avalé une boîte de somnifères jeudi matin.

C’est dans le centre-courrier rattaché à ce bureau de poste qu’une factrice a avalé une boîte de somnifères jeudi matin.

De l’émotion et de la colère. Ce sont les sentiments évoqués hier par Hervé Marchat, représentant syndical CGT à La Poste, lorsqu’on lui demande dans quel état d’esprit se trouvent les agents de La Poste au lendemain de la tentative de suicide d’une de leurs collègues, jeudi matin, sur son lieu de travail, au centre-courrier rattaché au bureau de poste Lionel-Terray à Grenoble (notre édition de vendredi).

« Il y a eu une assemblée générale ce matin (hier, NDLR) au bureau de poste qui a réuni beaucoup de monde. L’ambiance était pénible. Les agents étaient encore sous le choc. Certains pleuraient. Ses collègues sont très touchés. Ce sont des moments très difficiles à vivre », raconte le syndicaliste.

Les nouvelles méthodes de management sont-elles en cause ?

Il évoque aussi une réunion extraordinaire du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) qui a eu lieu hier. « Pour nous, le lien entre cette tentative de suicide et les conditions de travail ne fait aucun doute. Le CHSCT va donc très prochainement diligenter une enquête auprès des personnels afin de comprendre. Nous allons vraisemblablement réaliser un questionnaire et les agents qui le souhaiteront seront invités à y répondre. »

Sous couvert d’anonymat, un des employés du bureau de poste Lionel-Terray explique que la situation s’est réellement dégradée à la suite de la mise en place de nouvelles méthodes de management. Des méthodes jugées « infantilisantes et dégradantes » pour les salariés, notamment les plus expérimentés. « On est de plus en plus encadré, surveillé. Et les nouvelles méthodes mises en place profitent uniquement à l’entreprise et pas au salarié. »

Du côté d’Hervé Marchat, l’analyse n’est pas très différente. « La Poste veut maintenant appliquer des méthodes de management venues du privé. Mais cela ne tient pas compte de l’humain. Et l’humain, c’est une part importante de notre travail, surtout pour ceux qui sont à La Poste depuis 25 ou 30 ans, comme c’est le cas de cette collègue. On a appris le métier d’une certaine manière, avec une certaine idée du service à rendre aux usagers. Et la collègue qui a tenté de mettre fin à ses jours, fait partie des gens qui disent parfois “non” quand on leur demande certaines choses. Mais de nos jours, dire “non”, ça ne plaît pas forcément. »

Que ce soit du côté syndical ou du côté des collègues de la quinquagénaire, on craint la même chose. « Cette fois, il s’agit d’une tentative. Mais il faut prendre garde à ce que, prochainement, d’autres personnes à bout franchissent le pas. »

Hervé Marchat, lui, parle franchement de souffrance au travail. « Il y a une détresse, une souffrance, qu’on entend de plus en plus de la part des collègues. Certains d’entre eux languissent vraiment la retraite parce qu’ils ne se reconnaissent plus dans ce métier. Il y a cinq ans, on ne rencontrait pas ce genre de choses. »

Quant à l’état de santé de la factrice, on apprenait hier qu’il était stable.

La direction de la Poste précisait de son côté que « Suite au CHSCT qui s'est tenu vendredi après-midi, le directeur d'établissement s'est engagé à renforcer la présence managériale sur le centre courrier de Lionel-Terray par ses proches collaborateurs, membres de son comité de direction. Il a aussi convenu de la présence de l'assistante sociale, avec des jours de permanence définis. »

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Par Fabrice MARGAILLAN | Publié le 26/04/2014

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 22:44

La Poste et son ancien PDG Jean-Paul Bailly sont cités à comparaître le 4 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour harcèlement moral et discrimination d'une ancienne fonctionnaire, a annoncé aujourd'hui à l'AFP l'avocate de la plaignante, Me Christelle Mazza.

Agée de 43 ans, cette ancienne cadre a cité à comparaître La Poste, son ancien patron et cinq autres cadres dirigeants ou supérieurs hiérarchiques. Selon elle, ses ennuis ont débuté en 2002 quand elle s'était plainte de harcèlement moral et sexuel dont se serait rendu coupable son supérieur: aucune mission confiée, mise au placard, installation dans un "bureau minuscule situé à l'entresol isolé de tous donnant sur des toilettes", "propos humiliants et vexatoires"...

Cette situation "grave" était "parfaitement connue du président de La Poste, Jean-Paul Bailly, ainsi que de tous les dirigeants du groupe", affirme la plaignante. Elle accuse La Poste d'avoir mené une "politique de déni", dans un "contexte global et connu de harcèlement moral institutionnel". Si elle avait accepté en décembre 2012, avant d'y renoncer, une transaction financière lui octroyant quelque 300.000 euros en échange d'un départ de la fonction publique, c'était parce qu'elle était "sous pression" et voulait mettre un terme à ce long conflit, a expliqué Me Mazza. Selon l'avocate, une telle transaction est de toute façon "illégale" pour un fonctionnaire. Celle-ci n'a "rien touché", a insisté Me Mazza.

L'avocat de La Poste, Marc Bellanger, a souligné de son côté que la plaignante "a démissionné de La Poste en 2013". "La Poste conteste formellement les propos fantaisistes de cette ancienne collaboratrice, plusieurs fois déboutée en justice, qui ne représente qu'elle-même et qui tente de salir par tous moyens l'image de l'entreprise à des fins purement personnelles et financières", a-t-il affirmé. Il souligne que la plaignante utilise "la procédure de la citation directe pour précisément contourner les contraintes de l'instruction d'une plainte, le ministère public ayant déjà pour les mêmes faits qu'elle dénonce aujourd'hui, refusé de poursuivre les prévenus qu'elle met en cause".

"Cette nouvelle action est donc une nouvelle instrumentalisation de la justice pénale pour faire (venir) directement à la barre un certain nombre de dirigeants de La Poste et s'offrir une nouvelle tribune médiatique", a-t-il affirmé.

(lefigaro.fr 03/04/2014)

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:55

|  Par Laurent Mauduit

Pour 2013, Philippe Wahl, patron de La Poste, a perçu une rémunération de 736 490 euros, soit très au-delà du plafond légal de 450 000 euros institué pour les entreprises publiques. En cause : une rémunération différée. Peut-être légal, mais choquant. (source : mediapart)

http://referentiel.nouvelobs.com/file/2907789-la-banque-postale-suggere-que-ses-concurrents-sont-moins-surs.jpg

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 19:33

"LE VERSEMENT DE DIVIDENDES EST DEVENU UNE INSULTE A LA CLASSE OUVRIERE ET AU MONDE DU TRAVAIL EN GENERAL"

5 millions de demandeurs d’emploi, 30 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises via un pacte de responsabilité sans réelles contreparties, approuvé par trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CF TC). Le 18 mar s, CGT, FO, FSU et Solidaires invitent, elles, les salariés à réagir face aux reculs sociaux qui s’accumulent. Depuis sa prise de fonctions il y a un an, le secrétaire général de la CGT ne cesse d’appeler à cette irruption collective. À « l’Humanité Dimanche », il redit sa détermination sans cacher les difficultés à lutter contre un sentiment de désespoir grandissant au sein des salariés
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