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  • : Face à la privatisation de la Poste, il y a urgence de relancer une activité syndicale offensive dans les bureaux de poste du Comminges pour gagner sur nos revendications. Un débat riche et interactif est nécessaire, c'est le but de ce blog. Postières, postiers débattons ensemble sans tabou !
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  • Militants postiers syndiqués CGT du Comminges. Avec ce blog, nous avons voulu donner un moyen pratique d'informations profitant autant aux postiers qu'aux usagers.
Contact : cgtcomminges-poste@hotmail.fr
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  • Militants postiers syndiqués CGT du Comminges. Avec ce blog, nous avons voulu donner un moyen pratique d'informations profitant autant aux postiers qu'aux usagers. Contact : cgtcomminges-poste@hotmail.fr www.facebook.com/CgtCommingesposte

Se syndiquer à la CGT.

Se syndiquer à la CGT c'est exprimer la volonté de ne pas rester isolé(e), d'être actreur(trice) de son avenir et de vouloir faire évoluer les choses dans le bon sens, l'Humain.

Se syndiquer à la CGT c'est dire non à la politique ultra-libérale actuelle ne visant que ses seuls profits, c'est défendre nos services publics, nos salaires, nos valeurs, travailler dans de meilleures conditions.

Se syndiquer à la CGT c'est obtenir un rapport de force afin d'inverser la tendance et faire respecter nos droits.

Vous avez décidé de vous syndiquer :

  • informez-vous auprès des militants CGT (pour le site de Saint-Gaudens et bureaux rattachés)
  • écrivez-nous si vous avez des questions (rubrique contact à gauche ou par mail à l'adresse : cgtcomminges-poste@hotmail.fr)
  • demandez le bulletin d'adhésion.

La grève, c'est quoi ?

 

 

8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 10:06
Quelques "détails" importants concernant le massacre dans le monde du travail.

L'esclavage moderne - Bernard Maris, économiste assassiné à Charlie Hebdo. C'est un économiste, écrivain et journaliste français. Il est également connu sous le pseudonyme Oncle Bernard, sous lequel il publiait ses textes dans Charlie Hebdo. Avec un style incisif, il tente de faire comprendre la nature et l'intérêt de l'économie réelle, en dévoilant ses aspects négatifs, mais en mettant en lumière des notions et des alternatives telles que la gratuité, le don et contre-don, ou encore le revenu d'existence qui sont à ses yeux de toute importance. Il était partisan des 32 heures hebdomadaires. Il défend une approche ouverte de la science économique qui doit selon lui dialoguer avec les autres sciences (sociologie, histoire...) et avec la culture.

Dans cet article, nous vous proposons quelques liens explicites démontrant les horreurs du travail sur le monde ouvrier.

Certains peuvent choquer comme celui traitant du suicide d'une jeune factrice de 21 ans en 2013 (paru dans leprogres.fr, cliquez ici). "Monistrol-sur-Loire. Après avoir quitté, en larmes, son poste de travail à La Poste, une factrice s’est donnée la mort au domicile de ses parents. C’était le 15 février dernier, à Sainte-Sigolène. La jeune fille avait 21 ans."

Non loin de chez nous à Toulouse, un professeur s'est suicidé. Des enseignants dénoncent leurs conditions de travail. Après le suicide, à Toulouse, d'un jeune professeur, Politis publie une lettre ouverte signée par ses collègues, qui dénoncent leurs conditions de travail et l'indifférence de leur hiérarchie. Tandis que les hiérarques tentent toujours d'imposer à la schlague la réforme du collège, des professeurs tentent, simplement, de survivre (voir l'article complet ici).

Il est important d'ouvrir les yeux sur l'emprise et le stress que tiennent la productivité, la rentabilité au nom du capital et aux profits de nos dirigeants et actionnaires dépourvu d'état d'âme.

Aussi, il est de rappeler que, bien avant les 8 de Goodyear, Xavier Mathieu se battait pour les Conti et a subi tout comme des milliers d'autres collègues l'extrême violence d'une vie, la perte de son emploi et une condamnation pénale pour ne vouloir défendre que ses droits.

Xavier Mathieu dénonçait déjà la violence subie au travail :

Dans notre Comminges, de plus en plus vide d'activité économique et donc d'emplois, nul ne peut fermer les yeux sur ce qu'il se passe depuis des années (usine de Péchiney Marignac, la Cellulose, les entreprises Benadets à Aurignac, Ets Cassagne, maintenant Sercel, les associations telles Tremplin ou la maison des chômeurs et j'en passe). Aujourd'hui, les services publics sont condamnés. Les agents de La Poste comme de l'Hôpital par exemple mènent un combat de tout les diables pour maintenir un service rural de proximité et de qualité alors qu'en face on leur dégrade un peu plus leurs conditions de travail et leur demande de faire plus d'efforts. Stop ! Evidemment ce sont les agents et surtout les usagers qui en payent le prix. Cela n'a que trop durer, malgré les railleries de certains, si les services publics tombent, il y aura forcément un impact sur la vie économique de la région, une désertification forcée et un appauvrissement de la population condamnée à faire de la route. C'est aussi un impact sur les commerçants et les artisans, il ne faut pas se voiler la face ! Dans une société où la population est sollicitée à consommer des choses dont elle n'a pas de réelle utilité, les grandes firmes prennent le pas sur l'activité des petites entreprises. C'est la dure loi de la jungle, ou plutôt du marché. Les salariés de Leclerc comme de casino évoluent dans un climat hostile et des conditions de travail exécrables, leurs nerfs sont menés à rude épreuve. Il faut une volonté d'acier pour survivre. Le monde du travail est malmené tandis que le porte monnaie du MEDEF se porte très bien.

C'est une lutte horrible et éreintante qui est déclenchée depuis longtemps, les politiques d’austérité ont engendré les crises financières et économiques, le chômage massif et la pauvreté. Il est temps que le peuple reprenne la rue et rétablisse l'ordre tout comme l'avaient fait le CNR en 1945.

Le MEDEF justement ne cherche qu'à éradiquer "méthodiquement" les avancées sociales obtenues cette année là sous des intentions purement égoïstes anti-démocratiques et réprimandables ne servant que ses seuls profits. Cette barbarie sauvage camouflée doit cesser ! (consulter l'article de Denis Kessler dans la revue Challenges le 4 octobre 2007). Il ne s'agit pas de redonner un élan au pays, non non. Plutôt de gonfler un peu plus les poches des plus riches.

Pour sortir de cette crise désastreuse tant sur le point économique que sur le point humain, la CGT propose une grande campagne en faveur de la réduction du temps de travail à 32 heures (voir l'article ici : Travailler toutes, travailler tous, travailler mieux et travailler moins !). Il ne s'agit pas de donner l'envie aux travailleurs de flemmarder un peu plus comme l'entend le patronat mais de proposer une alternative afin de palier à l'augmentation du chômage. Tous pourront prétendre à un emploi si tant est qu'il le désire. Ce n'est pas LA solution pour sauver tout le monde puisque pour cela il faudrait que TOUS s'investissent.

Notre force de travail est utilisée depuis trop longtemps de la mauvaise façon (pour nous, pas pour le patronat qui profite grassement de notre bonne volonté). La vérité est que tout le monde craint la perte de son emploi et fait donc tout pour satisfaire son entreprise quitte à travailler plus longtemps sans être rémunéré (voir le cas des salariés de smart). D'autres ne se rendent pas comptent réellement des enjeux. Culpabiliser le personnel est la nouvelle armes des grands patrons, leur demander de faire encore plus d'efforts est la nouvelle tendance. Quand les syndicats prennent la mouche, ils ne sont plus suivis comme ils pouvaient l'être auparavant. L'unité, la perte de valeurs telles que la solidarité, l'égalité est la triste réalité du monde du travail. Un réveil des consciences est nécessaire, chacun doit se remettre en question y compris le centre décisionnel. L'humain, j'insiste là dessus devrait être au centre du débat, la vie est trop courte pour souffrir tout le long et attendre une retraite dont on ne jouira peut être pas ou qu'on n'atteindra même pas...

Pour vraiment sortir de cette crise, chacun doit y mettre du sien, s'investir à son échelle et surtout s'identifier à un groupe. Car c'est le tous ensemble qui a prouvé dans l'histoire que les batailles peuvent être remportées, c'est d'ailleurs le tous ensemble qui a mis fin à la guerre. Que l'on soit jaune, rouge, vert, résistant, militant, ouvrier, pauvre, moche, gros, intelligent, con, croyant ou pas ou tout ce qui peut représenter le français actuel, il ne faut pas mettre de côté les erreurs du passé, au contraire en tirer un avantage. Gardons aussi en mémoire l'énorme implication de nos aïeux qui, à l'époque ne possédaient rien ou peu. Rendons leur hommage en nous battant tous unis contre le pouvoir de l'argent.

Si vous avez quelques minutes devant vous, tapez dans votre moteur de recherche le mot "suicide" en sélectionnant actualité. La réalité est là, des gens se sacrifient à cause du travail. Beaucoup trop encore ne veulent entendre parler de ça, preuve une nouvelle fois de la déshumanisation de la société, cela ne va pas plus loin du temps que l'on n'est pas concerné.

Pour finir n'oubliez pas une chose, les patrons ont un seul syndicat uni pour détruire un peu plus nos droits notre dignité et faire de nous de bons petits soldats. Là où nous sommes incapables de trouver une unité ou du moins à la créer, eux, ils ont le même terrain d'entente : le capital ! Aujourd'hui comme hier, le capital tue ! A nous de protéger demain !

54 ans après, la guerre psychologique, rien ne change à part la fortune des plus riches qui ne cesse d'augmenter.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 09:20
Le travail vu par Le Pavé - Frank Lepage & Gaël Tanguy

Une prestation humoristique et conviviale sur le travail, le capitalisme, l'histoire du syndicalisme et bien sûr la politique qui va de pair avec tout cela. Raconté avec brio, cette scène est un regard instructif ouvert à tous qui nous invite à mieux comprendre ce qui nous échappe concernant les stratégies politiques. "Ils nous prennent pour des lapins de trois semaines ! ils sont trop forts, non, on est con !"

Inculture(s) 5 : « Travailler moins pour Gagner plus » ou l'impensé inouï du salaire
...une autre histoire du travail et de la protection sociale...

Conférence gesticulée par Franck Lepage et Gaël Tanguy de la Scop « Le Pavé » (Coopérative d'éducation populaire). Petits contes politiques et autres récits non autorisés.

« Cette conférence évoque le potentiel d'action collective que recèle le "droit du travail" : processus d'avancée historique continue de la propriété collective des travailleurs contre la propriété lucrative du capital, symbolisé dans la protection sociale, que l'on veut nous faire passer pour des "charges" !!! Le salaire n'est pas le "prix" d'un travail (version de droite), mais un "barème" imposé par la lutte, (version de gauche) c'est-à-dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propriétaire à payer aussi pour du travail libre à d'autres que nous (retraite, chômage, maladie... et bientôt pourquoi pas la jeunesse via un salaire universel qui nous délivrerait de l'emploi subordonné) ? L'enjeu des retraites n'est pas financier (il n'y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique car ce sont les retraites qui sont en train de rendre visible que le salaire peut payer aussi du temps libre sans aucun danger pour l'économie. Il s'agit donc pour le capital de détruire toutes les formes de protection sociale issues de 1945 (sécurité sociale, retraite, conventions collectives, etc.). Pour y résister il faut des syndicats, c'est-à-dire d'abord et avant tout des syndiqués ! Réinventer le syndicalisme est le seul moyen. »

Le Pavé est une coopérative d'éducation populaire qui vise à réintroduire du politique dans le débat public. Cela suppose d'avoir du temps, des techniques, des méthodes pour permettre le témoignage, le récit, l'expression « libérée » et authentique.
Site officiel : http://www.scoplepave.org

Les autres conférences inculture(s) :
Inculture(s) 1 : La culture - http://www.youtube.com/watch?v=9MCU7A...
Inculture(s) 2 : L'éducation - http://www.youtube.com/watch?v=ACxRSS...
Inculture(s) 2 : L'éducation - Version alternative - http://www.youtube.com/watch?v=96-8F7...
Inculture(s) 4 : Faim de pétrole - http://www.youtube.com/watch?v=SpDAoO...
Inculture(s) 5 : Le travail - http://www.youtube.com/watch?v=cqIcOa...
Inculture(s) 8 : L'eau, ça chie - http://www.youtube.com/watch?v=hijW2y...
Inculture(s) 9 : Le Management - http://www.youtube.com/watch?v=F0pTUK...

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 19:21
Gérard Mordillat. (©Baltel/Sipa)

Gérard Mordillat. (©Baltel/Sipa)

L’écrivain et réalisateur Gérard Mordillat prend, comme Robert Guédiguian, parti pour les ouvriers de Goodyear condamnés. Tribune.

C’est une maladie aussi vieille que le capitalisme: la syndicalophobie, la détestation voire la haine des syndicats et de tout ce qui s’apparente à une organisation de travailleurs contre les patrons qui les exploitent.

Zigzaguons un peu dans l’histoire...

Cette syndicalophobie fut – et est toujours ! – d’une violence meurtrière aux Etats-Unis. Un seul exemple qui vaut pour tous: le 3 mai 1886, la répression d’une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick à Chicago. Le 4 mai, une marche de protestation est organisée. Lorsqu’elle allait se disperser, une bombe explose, faisant un mort dans les rangs de la police. Cinq syndicalistes sont arrêtés, jugés et condamnés à mort sans la moindre preuve. «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui», dira August Spies avant d’être pendu.

Autre exemple, en France, la Fédération syndicaliste des Jaunes – briseurs de grèves – promettait de «clouer la charogne de Jaurès vivante contre une porte». Jaurès qui pourrait écrire aujourd’hui à propos des Goodyear ce qu’il écrivait dès 1893: «Vous n’oserez peut-être pas détruire ouvertement les syndicats ouvriers ; mais avec [vos] magistrats [...] vous trouverez bien assez le moyen [...] de supprimer [leur] liberté.»

Plus tard encore, les chemises noires de Mussolini persécuteront à coups de gourdin, de tortures, d’assassinats les syndicalistes italiens pour imposer une corporation fasciste comme seule interlocutrice du pouvoir. Plus près de nous, Margaret Thatcher se fit une gloire d’avoir brisé la grève des mineurs anglais et détruit leur syndicat. Reagan l’imitera avec les contrôleurs aériens; quant à Tony Blair il se situera résolument dans la même perspective.

Le gouvernement français actuel (qu’on ne peut qualifier de «socialiste» qu’ironiquement) est l’héritier méritant de cette longue tradition antisyndicale. Avec la condamnation des syndicalistes de Goodyear à neuf mois de prison ferme, avec la destruction annoncée du Code du Travail et des lois de protection des salariés, il semble même vouloir entrer dans le livre Guinness des records de la répression et de la discrimination syndicales.

François Hollande ayant définitivement – et sans ambiguïté – pris le parti de l’actionnariat contre le salariat, la syndicalophobie est dès lors consubstantielle à son action. Rien ni personne ne doit faire obstacle au patronat, à la finance, à la spéculation, surtout pas les syndicalistes, ennemis du néolibéralisme, ces «voyous» d’Air France, de Continental, deGoodyear et de tant d’autres entreprises, passibles de prison pour cela! Les patrons qui ont applaudi Manuel Valls ne s’y sont pas trompés: il est des leurs contre les salariés ayant l’insupportable prétention de lutter pour sauver leur emploi et leur dignité.

En France, la syndicalophobie prospère dans les organisations patronales, dans tous les courants de droite et d’extrême droite, y compris parmi les membres du Parti «socialiste» ou ses sympathisants. De façon anecdotique, il est significatif qu’à la une du journal «le Monde» le dessinateur Plantu manifeste systématiquement sa haine des syndicats (et en premier lieu de la CGT), des mouvements sociaux, des grèves, des ouvriers en lutte qui, sous son trait, apparaissent toujours mal rasés, mal habillés, sales, obèses et plus ou moins avinés.

François Mitterrand avait réussi à atomiser le Parti communiste et à mettre en selle le Front national. Digne successeur, François Hollande va réussir à vitrifier le Parti socialiste et à dresser un piédestal pour le même Front national. Sa syndicalophobie lui vaudra à coup sûr une statue offerte par la droite (y compris «socialiste») et l’extrême droite reconnaissantes. Parions qu’elle sera dressée rue Thiers (l’assassin de la Commune) à Paris, dans le 16e arrondissement. La farce sera jouée. Sauf à tout renverser avant qu’il soit trop tard.

Gérard Mordillat

Né en 1949 à Paris, écrivain et réalisateur, Gérard Mordillat a tourné une vingtaine de films, dont «Vive la sociale!» (1983) et «En compagnie d'Antonin Artaud» (1993). Il a réalisé pour France 2 l'adaptation de son roman, «les Vivants et les Morts» (2010). Il est l'auteur, avec Jérôme Prieur, de «Corpus Christi» (1997) sur les origines du christianisme, et tout récemment de «Jésus et l'islam» (2015, Arte), série documentaire accompagnée d'un essai, «Jésus selon Mahomet» (Seuil).

Source : http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20160201.OBS3815/il-faut-en-finir-avec-la-syndicalophobie.html

Le mot de la section :

Il n'est vraiment pas rare de constater que la CGT est souvent prise pour cible ces derniers temps.

Un grand nombre des personnes intervenant violemment à notre égard ne passent pas par la réflexion. Le plaisir de critiquer ou de déverser des paroles haineuses jusqu'à même en venir à des actes, tel est le leitmotiv d'une population qui cherche en nous des coupables alors que s'ils s'instruisaient un peu plus, ils se rendraient compte que nous nous battons pour une juste cause, les droits des salariés.

Bien sûr certains de ces sites sont tenus par des personnes bien ancrées dans le conflit politique (FN ou autre) qui souhaitent par cette stratégie attirer un maximum d'internautes dans leur propre cause. Le piège est tellement grossier, il n'y a qu'à visionner certaines publications faisant l'apologie de la haine de l'autre. A partir du moment où quelqu'un déteste son prochain juste parce que ce dernier agit pour une communauté, il faut se poser des questions.

  • La CGT ne s'occupe pas que des siens, c'est une aberration d'affirmer cela. Allez faire un tour dans les unions locales par exemple, faîtes vous une opinion ! Nombre de salariés y demandent une aide et nombre d'entre eux ne sont ni syndiqués ni sympathisants.
  • La CGT ne signe pas d'accord supprimant un peu plus les droits des salariés ou portant atteinte à leur dignité. Sauf, cas exceptionnel si le vote organisé est majoritaire puisque la CGT est très à cheval sur la voix des salariés. Toute décision passe par un vote démocratique.
  • La CGT n'est pas un syndicat subventionné à 100 % par l'Etat, idée très généralisée dans la tête des détracteurs. Les cotisations des syndiqués subventionnent à 34 % le syndicat. Il faut savoir que cela permet de payer le fonctionnement du syndicat : achats en fourniture, matériel, déplacements, formations etc... Pour le reste, c'est l'employeur d'une part par les centres de formation par exemple, les communes, les dons (ça arrive) et bien sûr la CGT possède des biens immobiliers légués par le passé. Des stages d'accueil sont organisés afin d'avoir une vision au plus juste du syndicat, nous y convions quiconque souhaite en savoir plus, il n'y a aucun engagement. Ces stages présentent l'histoire de la CGT, comme elle s'organise autour de ses syndiqués et des salariés.
  • La CGT est le syndicat le plus gênant à l'heure actuelle car le seul pouvant inverser la tendance pour peu que la population comprennent les réels enjeux politiques (loi Macron, casse du Code du Travail, etc...).
  • La CGT a eu une grande importance dans l'histoire de notre pays (notamment dans la résistance ou la construction sociale), je vous renvois au site de l'Institut d'Histoire Sociale CGT pour plus d'infos.
  • A la CGT, les travailleurs syndiqués ont les mêmes droits que les non-syndiqués, aucun passe-droit, pas plus de couverture ni d'avantages si ce n'est le fait de faire partie d'une même identité pour s'organiser et agir ensemble. Il faut savoir qu'actuellement, dans le monde du travail, les syndiqués sont de plus en plus pris pour cible. Le rapport de force n'est encore pas assez conséquent pour nous faire entendre.
  • Alors pourquoi se syndiquer ? Se syndiquer c'est vouloir être acteur de son avenir et exprimer la volonté de s'opposer à la politique ultra libérale ne servant que ses propres profits, défendre ses droits et conditions de travail.

Le mot de la fin, les différents maux de notre société ne proviennent pas de l'activité syndicale d'un groupe de personne essayant de faire aller les choses dans le bon sens, celui de la démocratie, la vraie (de Demos = peuple et Kratos = pouvoir). Car le pouvoir actuel est détenu par la finance dans son unique but d'affaiblir un peu plus les civilisations, les faibles (allez voir ce qu'il se passe en Grèce). La CGT, qu'on se le dise est une organisation de travailleurs souhaitant centrer l'humain au coeur des débats politiques et du monde du travail. Affirmer le contraire ou nous cracher au visage est normal puisque nous vivons après tout dans une société de libre expression, mais cela suppose qu'il y a un sacré problème au niveau de la réflexion... Et comme l'avait cité Xavier Mathieu (ex Conti) devant le palais de justice d'Amiens : "Je termine par une citation que je dédie à tous les militants, les contestataires, les désobéissants, les résistants, les révolutionnaires, à tous ceux qui oeuvrent pour une société humaine et un monde meilleur. Tant que vous continuerez à aimer des personnes, des nations et système qui vous méprisent et vous haïssent, vous ne cesserez de vous rendre méprisables et haïssables et ce faisant commettez un triple crime ; le premier contre votre propre dignité en vous humiliant ; le second en servant objectivement en tant que supplétifs des intérêts qui feront votre perte, et enfin contre l’intelligence et le bons sens qui veulent que l’attrait et l’admiration soient toujours partagés". (Malcom X)

Ce qui nous coûte cher, à tous, c'est le capital, ne soyez pas dupes ! Les évasions fiscales, les dividendes, les dépenses gouvernementales, présidentielles (et post-présidentielles), leurs dispositifs garantis à vie etc... voilà du pognon qui pourrait redonner un élan à notre pays et non à une élite minoritaire.

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Published by Obi wan Kenobii - Rohann - dans Actualité Des infos pour tous Communiqué CGT
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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 23:03
Depuis plusieurs mois, Gilles Perret travaille sur la préparation de son prochain film consacré à l’histoire de la Sécurité Sociale : d’où elle vient, comment elle a été mise en place, qu’est-elle devenue et que pourrait-elle devenir. Nous connaissons mal cette histoire et pourtant elle bénéficie à 70 millions de français ! C’est un sujet d’actualité tant cette institution au budget supérieur à celui de l’Etat attire les convoitises et suscite des remous depuis plusieurs décennies. Ce film documentaire s’intitulera « La Sociale ». Il est destiné au cinéma.

Depuis plusieurs mois, Gilles Perret travaille sur la préparation de son prochain film consacré à l’histoire de la Sécurité Sociale : d’où elle vient, comment elle a été mise en place, qu’est-elle devenue et que pourrait-elle devenir. Nous connaissons mal cette histoire et pourtant elle bénéficie à 70 millions de français ! C’est un sujet d’actualité tant cette institution au budget supérieur à celui de l’Etat attire les convoitises et suscite des remous depuis plusieurs décennies. Ce film documentaire s’intitulera « La Sociale ». Il est destiné au cinéma.

Gilles Perret confirme son engagement de documentariste en réalisant "LA SOCIALE", un film sur la sécurité sociale, dans le prolongement de son précédent film "Les jours heureux" qui a rencontré un succès inespéré avec 80 000 entrées, le plaçant dans les 4 meilleurs films documentaires français en nombre d'entrées au cinéma sur l'année 2013-2014.

Un film salutaire

Ce film a l'immense mérite de redonner à la sécurité sociale son véritable visage de solidarité dessiné par le conseil National de la Résistance sous la plume généreuse du ministre du travail communiste, Ambroise Croizat.

Quels sont les assurés sociaux trouvant normal de bénéficier d'une protection sociale dont le monde nous envie qui savent que ces droits ont été obtenus par la lutte obstinée et courageuse de la classe ouvrière guidée par la CGT et le Parti communiste.

Un film courageux qui lancera un débat vivifiant

Cette origine historique occupe une place importante dans la film de Gilles Perret, ce qui ne manquera pas de susciter des critiques acerbes et violentes de la part du MEDEF et des forces libérales conservatrices.

Des critiques que le cinéaste ne comprendrait pas (voir interview ici)

Ce film circulera dans les Pays de Savoie et l'Isère dès le 23 janvier lors d'une tournée d'avant-premières. Gilles Perret sera présent aux projections notamment à Thonon, Annemasse, Cran-Gevrier, Sallanches, Taninges, La Roche, Ugine, Albertville, Chambéry, Thorens, Aix-les Bains, Saint-Julien, Grenoble, Saint-Martin d'Hères, Faverges, Frangy, Saint-Jorioz.

La sortie nationale est prévue pour plus tard.

Vous pouvez aller sur le site www.lasociale.fr pour de plus amples renseignements.

Les ouvriers : 2 % de l'espace médiatique ! A voir pour réveiller les consciences et ne pas oublier par le devoir de mémoire !

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 21:15
Laurent Richard ("Cash Investigation") : "Avec la loi Macron, informer devient un délit"

Exclusif puremedias.com/Médias le Mag. Laurent Richard, journaliste à "Cash Investigation", annonce une action commune de plusieurs journalistes et médias pour protester contre l'un des amendements de la loi Macron qui crée un "secret des affaires".

Laurent Richard, journaliste à "Cash Investigation".

Exclusif puremedias.com/Médias le mag. La loi Macron, actuellement débattue à l'Assemblée nationale, fait aussi des mécontents dans les rangs des journalistes. Car l'un des amendements crée un nouveau "secret des affaires" pour les entreprises qui prévoit de punir quiconque révèle sans autorisation toute information sensible. Laurent Richard, rédacteur en chef à "Cash Investigation" (Premières Lignes) sur France 2, prépare "une importante action" avec nombreux de ses confrères journalistes d'investigation. Il nous explique leur démarche.

puremedias.com/Médias le mag : La loi Macron sur la "transparence de la vie économique" prévoit de créer un "secret des affaires". En quoi met-elle en danger la liberté de la presse ?
Laurent Richard : L'amendement en question a été déposé en catimini, sans faire l'objet du moindre débat citoyen. On ne peut pas le tolérer, cela va à l'encontre d'une liberté publique fondamentale en France et dans le reste du monde, à savoir la liberté de la presse. Avec cet amendement, les journalistes vont se retrouver systématiquement devant un magistrat qui devra estimer s'il est strictement nécessaire de révéler un document ou une information en notre possession. C'est une nouvelle forme de censure.

"C'est une omerta qui est en train de s'organiser"

Quelles affaires n'auraient jamais pu voir le jour avec cet amendement ?
Le "secret des affaires" est strictement défini et unilatéralement par l'entreprise. Avec cette loi, la société n'aurait pas pu être informée du scandale du Mediator ou encore de l'affaire Karachi. Car les entreprises concernées auraient mis une pression considérable auprès des rédactions pour leur empêcher de diffuser ces informations. Par exemple, mon enquête sur les géants du tabac n'aurait jamais pu voir le jour. Je produisais un document de Philip Morris qui racontait la stratégie d'influence auprès des décideurs publics : ça relevait clairement de ce nouveau "secret des affaires", j'aurais pu être contraint par le juge de ne pas publier mon enquête ou payer des millions de dommages aux géants du tabac en cas de diffusion. C'est une omerta qui est en train de s'organiser.

Pourtant, François Hollande a récemment déclaré qu'il voulait renforcer la loi sur le secret des sources des journalistes !
Le gouvernement qu'il a nommé est précisément en train de faire le contraire. On attend une harmonisation des mesures prises.

Comment cet amendement a-t-il été proposé ?
L'amendement a été proposé par les députés de la majorité, mais il séduit les députés de l'opposition également. Nos députés ont été bien trop sensibles aux arguments des industriels. Les entreprises doivent bien sûr lutter contre l'espionnage industriel, on ne le remet pas en cause. Mais elles se sont fabriquées un amendement de toute pièce qui permettra une meilleure censure et empêchera tout reportage de les mettre en cause. Informer devient un délit, les journalistes comme leurs sources peuvent se retrouver en prison au nom de l'intérêt général.

"On prépare une importante action, une mobilisation très large de toute la profession"

Cet amendement menace aussi les lanceurs d'alertes.
Absolument. Tous ceux qui voudraient dénoncer un fait dont ils ont connaissance dans leur entreprise ne pourront plus le faire. S'ils le font, ils se retrouveront sous les verrous. C'est ultra-choquant. Tout ça se passe dans un contexte où des millions de Français sont sortis manifester pour défendre la liberté de la presse. Tous nos élus politiques étaient présents mais font exactement le contraire aujourd'hui, en catimini.

Avec vos confrères journalistes, vous préparez une action ?
Oui, on prépare une importante action, une mobilisation très large de toute la profession. Car nos élus, nos décideurs et l'opinion publique doivent être au courant de ce qui est en train de se tramer. Cet amendent peut nuire gravement à l'information éclairée du citoyen et tout le monde doit le savoir. Il est déjà difficile pour un journaliste de faire des reportages sur les industriels. Avec un tel amendement, notre métier consistera à reproduire des communiqués de presse.

A lire également sur puremedias.com

> Loi Macron : La disposition sur le "secret des affaires" devrait être supprimée

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 12:25

Le réveil de la force est en route !

Encore une fois, un discours très humain et tellement réaliste, un appel à la solidarité émouvant et solennel !

Oui nous devons nous unir contre la machine patronale, faire plier le gouvernement pour recentrer l'humain dans le monde du travail.

Nous sommes tous concernés malgré nous. Il est du devoir de chacun de s'investir dans l'action à son échelle. Parce que le "tous ensemble" est la solution à tous nos problèmes.

Nous avons un devoir de mémoire vis à vis de nos anciens qui se sont battus pour nous, notre confort, le devoir d'agir pour leur montrer notre respect.

Ne l'oubliez pas, nous profitons de beaucoup de choses gagnées par la lutte et qui sont de jour en jour mises à mal par une politique ultra libérale privilégiant des intérêts capitalistes aux intérêts de la population.

Il n'est pas trop tard pour rejoindre les rangs aux côtés des militants, qui se battent au quotidien pour défendre nos droits, nos libertés. Par dessus tout il est essentiel de se poser, de réfléchir à comment s'organiser au mieux dans les différents services, avec les élus et les usagers.

Quand on s'en prend à un militant CGT, c'est toute la CGT qui contre-attaque ! Unissons nos forces, agissons ensemble ! TOUS DANS LES RUES !

Analyse de la section CGT FAPT Comminges

Pourquoi les gens ne se syndiquent plus ? Ce n'est pas une histoire de magouille au sein du syndicat qui déplaît comme on veut nous le faire croire. C'est plutôt une histoire d'individualisme : on préfère se défendre tout seul, obtenir des petites choses servant ses petits intérêts égoïstes et laisser les autres dans leur propre misère. C'est aussi une histoire de trouille de représailles, avoir une étiquette sur la tête fait de nous des cibles de choix.

Heureusement, certains vont au delà de ça de par leur détermination, leurs convictions, l'envie de faire évoluer le tous ensemble. C'est une question d'affirmation et d'assumation de soi, d'implication dans ce monde, l'envie de changer les choses pour un monde meilleur pour nos enfants, pour le respect de l'humain, de ses droits et libertés.

Comme le disait déjà Brassens, "Non, les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux !"

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 20:19
On achève bien les postiers

Service publicLes facteurs des Pyrénées-Orientales tiennent bon depuis le 30 novembre. Tandis que La Poste défend une idée particulière du service public et du dialogue social, les grévistes de la vallée de l’Agly dénoncent le projet et l’attitude de leur direction.

Des bureaux de proximité, des emplois, un service public de qualité. Oui !… Mais en fait, non ! « Nous sommes conviés à deux réunions de négociation par semaine. Or nous en sommes toujours au même point. » Alexandre Pignon fait un constat, sans surprise : la direction régionale de La Poste, à Montpellier, ne fait aucune proposition, aucune avancée significative en matière d’emploi, de conditions de travail et de service public. Il attend toujours, aussi, que la préfecture nomme un médiateur-conciliateur.

« Il faut savoir que les bureaux de poste sont réorganisés tous les deux ans », explique, lucide, le représentant CGT au centre de Rivesaltes, qui fait partie des grévistes chargés de desservir la vallée de l’Agly, située au nord-ouest de Perpignan. La précédente réorganisation a démarré en 2013 sur l’ensemble du département ; il y a six mois, pour le centre de Cabestany. Augmentation de la charge de travail et de la pression, suppression de tournées et de postes de facteurs, arrêt des heures de présence, voire fermeture de guichets, disparition de nombreux bureaux et limitation des horaires d’ouverture ont eu raison de la patience des facteurs dans ce territoire rural à la démographie galopante et au taux de chômage record.

La grève est déclarée dans les centres de Rivesaltes, Claira, Espira-de-l’Agly et Cabestany. Elle dure depuis plus de deux mois.

Néfaste aux postiers et aux usagers

Les facteurs, notamment dans les Pyrénées-Orientales, ne supportent plus la dégradation du service public rendu. Ils ne veulent plus travailler sous pression. Les usagers, eux, ne veulent plus attendre lettres et colis ou les récupérer loin de leur adresse de destination.

Exemple à Rivesaltes, où Alexandre Pignon travaille au poste de facteur-rouleur : « La journée démarre à 7 h 45 par une opération de tri au centre. Comptez 40 à 45 minutes, tandis que la direction nous explique que la tâche peut être conduite en 20 minutes, ironise le militant. Il faut ensuite préparer la tournée puis la faire, plutôt sans pause si vous voulez distribuer tout le courrier avant la fin de la journée, souvent après 13 h 50… Et ça, c’est le quotidien du facteur-rouleur du lundi au samedi. »

Mais alors, à quoi servent les quelque 300 millions d’euros acquis par la société anonyme La Poste au titre du CICE ? Peut-être, qui sait, à financer les restructurations en cours et à venir, justifiées par le plan stratégique du groupe, « La Poste 2020 : conquérir l’avenir » ?
« Nous sommes face à un rouleau compresseur qui ne met sur la table des négociations, entre autres, que précarité avec des CDD et productivité, avec des dispositifs facteur-guichetier, et ce en faisant fi de tous les accords, conclut Alexandre Pignon. Mais nous maintenons nos revendications. Nous continuons grâce aux convergences qui se construisent depuis novembre. Grâce aussi à la solidarité. »

Solidarité avec les grévistes :

chèque à l’ordre de CGT FAPT 66, 2 boulevard Henri-Poincaré, 66100 Perpignan.

Le droit à l’encan

Le recours illégal à des intérimaires pour remplacer les grévistes ? Justifiée, selon la direction régionale de La Poste... jusqu’à l’intervention de l’inspection du travail, qui met le holà.

La mise à pied conservatoire d’un militant menacé de licenciement pour faute lourde ? Justifiée, selon son employeur Start People, pour soi-disant avoir empêché des salariés intérimaires de pénétrer sur le site de La Poste à Rivesaltes et agressé le directeur de cet établissement. Mais rien ne justifie ces décisions, sauf à vouloir briser les solidarités et réprimer le syndicalisme.

source : http://www.nvo.fr/0-0-4159-on-acheve-bien-les-postiers

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 18:34
*A La Poste de Saint-Gaudens, il n'y a pas de petits profits !*

Alors que la direction s'est enfin décidé à transmettre le bilan technique par tournée à chaque facteur afin de "réaliser un bilan global de l'organisation actuelle", les facteurs continuent de s'indigner du ridicule de la situation conforté par la direction.

L'audience nous a juste permis d'obtenir un comptage du trafic courrier, il ne s'agit pas pour La Poste d'en profiter afin de réorganiser le bureau en enlevant un quartier à Paul pour le refourguer à Jacques. Le bricolage, ça suffit ! Il est temps de montrer aux postiers que leurs besoins sont pris en considération de manière constructive. Tout cela nous amenant à fin mai... entre temps, les postiers vont continuer à trimer. Les agents exigent que la réelle baisse du trafic courrier soit prise en compte (3 % au lieu des 6 annoncés). Mme Soleil s'est encore plantée...

Cela ne résout pour autant pas le problème de l'emploi. Le nombre de CDD employés pour palier aux agents en maladie ou aux postes vacants est considérable. Il faut répondre par de l'emploi stable. On n'en est pas encore là !

Ce sont plus de 5 postes de travail vacants qui sont comblés par du précaire. Ce personnel, utilisé pour la plupart depuis plusieurs mois, a prouvé sa capacité d'adaptation, son envie, son efficacité et son aptitude à évoluer au sein d'une équipe déjà formée à maintes reprises. La Poste doit leur proposer un CDI. Ce sont souvent les mêmes d'ailleurs à qui la direction demande de faire des heures sup, ou du remplacement en cascade (permettant du coup de camoufler les lourdes conséquences de la mise en place de la réorganisation en terme d'absentéisme). Les contrats pro (alternance) étant rémunérés une misère par exemple, c'est tout bénef ! La Poste a trouvé le filon pour ne pas à avoir à combler tous les postes de travail par du personnel plus coûteux.

Le bureau de Saint-Gaudens est déserté. Avec un pic d'absentéisme jamais vu auparavant et plusieurs départs "suspects" (pour des raisons de rapprochement selon la boîte), La Poste doit se remettre en question, c'est légitime.

En plus d'utiliser à outrance un personnel précaire, La Poste joue la carotte aux agents voulant progresser. Ainsi, un titulaire de tournée se retrouve à remplacer un facteur guichetier en formation. Economie sur le grade puisque le facteur guichetier est un 2.1, un agent titulaire est gradé 1.2 ou 1.3. En gros le titulaire de tournée effectue la tournée du facteur guichetier au lieu de la sienne. Il y a de quoi se poser des questions sur le remplacement aux guichets et la rémunération de ce dernier. La distortion fonctionnelle est de rigueur à La Poste, nous espérons qu'elle mène à quelque chose pour cet agent (rappelez-vous, pour moi ça n'a pas été le cas, voir "Quand j'étais CDD").

D'autres agents titulaire passent la majorité de leur temps "libre" à faire de l'heure sup, donc après leur première vacation (dépassement horaire ou pas !). Leur promet-on monts et merveilles ? Toujours est-il que des tournées à découvert sont effectuées le jour même. Cela permet entre autre de ne pas transmettre de bilan négatif à la DSCC. Qu'on ne nous parle pas de qualité de service car à l'usure, un agent, un homme, une femme utilisé de manière récurrente arrive forcément au bout de ses limites ? Qu'en est-il de sa santé ? De plus cela impacte obligatoirement sur sa vie privée. La Poste ne semble pas s'en soucier, au contraire, ça l'arrange, le travail est fait, "tout va bien" !

Du point de vue de la CGT, nous ne tolérons pas cette utilisation permanente abusive. Elle prouve qu'il y a un réel problème organisationnel qu'il faut résoudre par de l'embauche stable. L'heure supplémentaire par définition et selon la réglementation n'a qu'une utilité ponctuelle.

Pour la nouveauté, je me suis renseigné par rapport au département, Saint-Gaudens innove ! Un agent s'est vu attribué la fonction de formateur. Cela consiste à former les CDD et autres agents en difficulté à l'utilisation des Facteo (smartphones). Se pose la question, sommes nous dans les clous ? Sachant que le cadre nous ayant formé à la base avait lui-même suivi une longue formation. Donc, l'agent formateur a t-il bien été formé ? Aucune information à ce propos, les agents sont pris sur le fait accompli. Et on nous parle de dialogue ? Les choses se font dans le bureau sans forcément que l'information soit transmise. C'est inacceptable !

Entendons-nous, si l'agent a suivi une formation, qu'il est payé et reconnu en conséquence, il n'y a pas d'objection à avoir. Pour la CGT c'est une aptitude de plus à inclure dans sa fiche de poste et à aménager dans son temps de travail pour ne pas à avoir à empiéter sur ses après midi. Nous ne pouvons tolérer du travail gratuit ou dissimulé.

Vous l'aurez donc compris, La Poste n'est pas dans une perspective d'embauche stable. La section CGT FAPT de Saint-Gaudens exige que tous les postes de travail vacants soient comblés par du CDI. Nous exigeons que le personnel précaire soit embauché dans notre service ! Tout travail mérite salaire ! Toute aptitude supplémentaire devrait entrer en ligne de compte et, par conséquent tout agent prouvant sa qualification à assumer une multitude de tâches devrait passer par une promotion. Il est inconcevable de rajouter du travail à un agent sans lui garantir une rémunération, un grade en conséquence.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 17:52

"La seule façon de te sauver toi-même, c'est de lutter pour sauver tous les autres"

La société ça n’existe pas disait Margaret Thatcher. Pour le libéral économique (de droite) et le libéral culturel (de gauche), la société est constituée d’un simple agrégat d’individualités. Tout ce qui fait sens commun est compris comme une entrave insupportable à sa liberté. Il doit être déconstruit pour maximiser les intérêts de chacun. Il ne s’agit plus de trouver un équilibre entre le je et le nous, mais de faire triompher le premier du second. L’autre n’est plus mon prochain sans qui je ne peux vivre, mais un concurrent contre lequel je suis en compétition. L’engagement cède la place au contrat. Résultat : chacun s’isole, la société s’atomise, se brutalise et se déshumanise. Le numérique vient démultiplier ce phénomène. C’est aussi cela la société de croissance, de l’illimité, où on communique sans se parler. Comment renverser la vapeur, aller vers le moins de biens, plus de liens ?

Michel Onfray : (…) Vouloir revivifier l’espace public, stimuler l’entraide, cela conduit à remettre radicalement en cause le mode de développement des pays riches, l’organisation du travail et le développement de la précarité, l’hyper-mobilité, le développement technologique, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, la grande distribution… C’est une révolution douce qui ne doit pas attendre la solution des hommes politiques ou des experts, mais des actions citoyennes concertées. Je crois beaucoup plus au pouvoir des consommateurs qu’à celui des gens de partis. La grande distribution n’a pas peur de Le Pen, de Mélenchon ou du PCF, mais elle a peur du consommateur qui se mettrait en tête de boycotter tel ou tel produit, telle ou telle grande surface car ses actions tomberaient immédiatement en bourse. Et il n’y a que ça qui lui fasse peur. Je ne cesse de répéter La Boétie : Soyez résolus de ne plus servir, et vous voilà libres.

Marie-France Hirigoyen : (…) Aujourd’hui on voit apparaître des façons de travailler différentes. Je vois de plus en plus de jeunes ou de vieux, mis de coté dans le monde de l’entreprise hyper performant, qui ont envie de travailler en coopération, en se mettant ensemble pour échanger leur savoir. L’idée n’est pas d’amasser plus d’argent, de biens, mais de travailler à un rythme qui convient, pour faire des activités qui ont du sens, avec du lien réel. Au niveau individuel, des personnes réagissent et veulent se réapproprier leur vie. Il y a une demande très forte de ralentir, de récupérer un rythme qui permet de nouer des relations et de partager, d’aller vers quelque chose qui a du sens, plutôt que de conforter un système capitaliste qui s’emballe et qui va peut-être finir par exploser.

Dominique Barbier : (…) Il y aurait des solutions pour résister à l’atomisation, mais il faut reconnaître que le temps presse ! Je suis par exemple favorable à un travail civique obligatoire pour que chaque citoyen donne de lui, physiquement, à la cité. Si chacun devait cette gabelle à la cité, cela créerait une communauté de liens et renforcerait la fidélité, l’engagement à l’égard d’autrui et le respect de nos murs, qui est aussi respect de soi ! Une autre priorité, serait de supprimer la possibilité pour les banques de profit de se réalimenter via l’État ou leurs clients. Si elles prennent des risques, elles les assument. (…)
Il y a trop d’État, dans notre France jacobine ! Cet excès d’État, fait que nous avons tendance à dire il n’y a qu’à, il faut qu’on et à ne pas chercher des solutions à notre échelle. L’échelon d’une province est intéressant. On pourrait récupérer l’argent, fixer une limite territoriale d’utilisation de la monnaie, qui servirait directement à ceux qui produisent les richesses. Ces mesures auraient une incidence immédiate : c’est la fin de la banque classique, des politiciens classiques, de la puissance de l’argent qui nivelle tout.

Extraits d’un article du journal La Décroissance d’avril 2015.

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Published by Obi wan Kenobii - Rohann - dans Des infos pour tous Films et reportages
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 18:19
*Les hospitaliers entame leur premier jour de grève, la direction fait l'autruche.*

Malgré la pluie et le mauvais temps, forte mobilisation des agents hospitaliers ce mercredi matin, pour de meilleures conditions de travail et les moyens pour bien soigner les usagers. La grève continue la direction pointe aux abonnés absents. C'est vrai qu'il est plus facile de faire de belles déclaration dans la presse locale niant la réalité de la situation et tenter de se soustraire à la règlementation par des artifices. Le personnel tient à se faire respecter et prendre en compte les besoins des usagers comme le démontre une mobilisation exceptionnelle CGT et CFDT.

Pour plus d'infos, rendez-vous sur ce lien !

ou sur Bernard Comminges

Une délégation de postiers du bureau de Saint-Gaudens est allé à la rencontre des grévistes sur les lieux afin de leur apporter leur soutien. Nous comprenons tous la légitimité de cette action qui vise à faire reconnaître la gravité de la situation à la direction. Les agents hospitaliers sont sur le terrain tous les jours, leurs conditions de travail ne sont pas au top et il faudrait qu'ils fassent un peu plus de concession quitte à privilégier la vie professionnelle ? Dans quelle société évoluons nous ? La vrai question est : à qui profite le crime ?

Avec une centaine d'agents grévistes rassemblés devant l'Hôpital, il y a de quoi réfléchir. Pourtant la direction tape en touche niant le caractère alarmant de la situation. C'est à se demander si les usagers, eux aussi bien concernés dans l'affaire, sont considérés à leur juste valeur ou au contraire si leur santé n'est pas assez importante pour être côté en bourse...

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